Nous avions découvert avec bonheur Kelly Rivière dans An Irish Story au théâtre de Belleville. Cette artiste nous revient sous une forme singulière à travers une chronique, Pleuville, en fragments d’une comédienne de théâtre, Kelly Rivière, dont les tournées théâtrales se sont brusquement arrêtées pour cause de confinement. Pleuville est un petit bijou d’intelligence, d’humour décalé et d’autodérision. Pleuville ou comment Kelly Rivière a su sublimer son art à travers la situation anxiogène délivrée pendant près de 2 mois.

« Cette chronique Filmé à l’appareil photo ou à l’Iphone, de manière artisanale, avec les moyens du bord (en utilisant la maison familiale comme décor et les trésors d’un autre temps qu’elle abrite comme accessoires), pour être diffusé sur les réseaux sociaux, Pleuville est également notre premier film de famille ensemble. Un kaléidoscope de petits riens que le cinéma permet de célébrer et de partager pour faire un pas de côté et dédramatiser un tant soit peu une situation par ailleurs oppressante, dont l’issue reste à ce jour encore incertaine…


287 habitants, moyenne d’âge 70 ans, aucun commerce hormis un bureau de poste qui fait aussi dépôt de pain, un stade, une église et un cimetière. Bienvenue à Pleuville ! Pleuville, c’est la chronique en fragments d’une comédienne de théâtre dont les tournées théâtrales se sont brusquement arrêtées pour cause de confinement. Recluse en Poitou-Charente dans le petit village de Pleuville, elle doit faire face à l’isolement et s’occuper de ses deux enfants, Paul et Thomas, âgés de 8 et 5 ans.

Elle qui, quelques jours auparavant, poursuivait une tournée où elle se faisait applaudir chaque soir, se met à déprimer. Les salles de théâtre ont fermé, les spectateurs sont confinés, les enfants doivent faire leurs devoirs et la maison rester en état… Pour ne pas dépérir et sombrer dans l’alcool, la comédienne de théâtre devient actrice et fait/se fait des films.

Dans ce moment très particulier que fut ce confinement forcé, nous avons vécu une expérience singulière, et c’est cela que nous avons tous en commun. C’est la raison pour laquelle beaucoup se sont reconnus dans ces tentatives de remettre un cadre, de trouver du sens à ces journées qui se répètent de manière identique, dans ces tentations de se laisser aller quand on sait que l’on ne verra personne aujourd’hui, comme c’était déjà le cas hier et comme ce sera encore le cas demain.

 Faire un film, c’est accorder le monde à ses désirs, et c’est ce que fait Kelly en partageant ses émotions au gré de son humeur. Parce que nous ne sommes pas réductibles à une émotion unique, elle peut rire et pleurer à quelques minutes d’intervalles, déborder d’énergie et se laisser totalement abattre, se reprendre et surtout, se rêver ailleurs, autrement, avant que le réel ne refasse surface et nous rappelle à notre condition actuelle. Car s’il y a bien une donnée à laquelle nous avons été confrontés pendant cette période, c’est que nous ne pouvions pas échapper au temps présent. Or, le cinéma, disait Jean-Luc Godard, c’est « un oubli de la réalité ». Dès lors, comment oublier le réel lorsqu’il se fait aussi présent ?

 Pleuville retrace par fragments les tentatives de Kelly de mettre un peu de cinéma dans un réel difficile à vivre pour tous. Et l’humour, le burlesque même, est sûrement le meilleur remède face à une situation qui nous dépasse tous. »

Voici le lien vers les 4 épisodes: https://vimeo.com/showcase/7084037?fbclid=IwAR0HPkn6J3GNfZ-HYJjRaue-HGtkXHLWOOFQt5-yisgZFoFxfvpzghwkXLg

 

 

 

 

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