Pour sa 35e édition de ce festival,son Directeur, Denis Lecat, n’a pas lésiné sur la programmation malgré la séquence particulière que nous vivons. Ce festival d’humour rayonne depuis des années dans cette région des Charentes Maritimes offrant au public local et aux touristes des spectacles de rue originaux et de qualité. A cet effet, les performances de ces artistes sont visibles dans de nombreux « spots » de la ville permettant aux organisateurs de s’approprier un public plus large d’année en année…

 

 

 

Ce festival familial et populaire se signale par son aspect participatif associant un public estival bigarré. Accompagné par un solide volant de bénévoles sans lequel ce festival ne pourrait se tenir, « Humour et Eau salée » présente chaque année une thématique précise et originale. Cette année, « Musique et bricolage » constitue le fil rouge de cette 35e édition.

 

 

 

 

 

En marge de cette thématique, s’est déroulé sur la plage de Saint-Georges-de-Didonne le 3ème Championnat mondial d’Alpinisme horizontal. Ce championnat pas comme les autres s’est proposé de mettre en défaut M. Covid19. Après avoir reconstruit  Notre-Dame l’an passé, l’illustre JBen a concocté une escalade salutaire, pour tous ceux qui sont sujets au vertige, afin de mettre la pâtée à ce M. Covid19.

 

 

 

Comment refaire vivre le cultissime film de Sergio Leone « Le Bon, la Brute et le Truand »avec quelques planches et cagettes ? C’est à ce défi que s’est attaqué Le Magnifique Bon à rien de la Cie Chicken Street. Serge Badot reconstitue avec soin et une imagination débordante les scènes cultes de ce classique du Western-Spaghetti. Tout y est : l’ambiance, la célèbre musique d’Ennio Morricone et les personnages (Blondin, Santanza et Tuco, à savoir Clint Eastwood, Lee Van Cleef et Eli Wallach)). Avec ses palettes et ses ballons qui explosent parachevant les tirs, Serge Badot colle fidèlement au déroulé du film de manière étonnante. Un spectacle drôle et plein de saveur pour ce performeur !

 

Mais le festival revendique également son identité musicale. A ce titre, deux compagnies se sont succédées dans des registres bien différents : La Cie Dynamite Transfert et Chanson d’Occasion.

 

 

 

La Cie Dynamite Transfert a pris le soin de fournir au public un livret contenant un large répertoire de chansons françaises et internationales. Piochant dans ce vaste répertoire, le public interpelle ces deux guitaristes afin d’entonner avec eux ces tubes éternels. Dans cette ambiance où la participation est de mise, chacun dispose du micro pour s’exprimer musicalement. Un joli moment de partage !

 

 

 

 

Chanson d’occasion nous a présenté un répertoire de chansons « relookées », façon swing manouche. Grâce à leur tempo effréné, ils ont su monté d’un cran la température du public qui en redemandait.

 

 

 

Notre parcours musical dans ce festival s’est poursuivi avec Kosh, un incroyable « Beatboxer » qui ne se contente pas de faire le show. Bien au contraire, ce performeur  nous le fait vivre en partageant avec nous son parcours de vie. Entre sketchs et performance, cet artiste nous livre avec générosité un bel étalage de son art jusqu’à en livrer quelques clés avec le public.

 

 

 

Un bel hommage musical a été rendu par Anne Mousserion, violoncelliste, qui intervient au sein des prestigieux orchestres de la Suisse Romande, du Capitole de Toulouse et de l’Opéra de Paris. Cette artiste, très douée, s’est consacrée à la création improvisée de portraits musicaux qu’elle réalise un peu partout en France. Ce joli moment intimiste a été proposé à plusieurs reprises dans ces établissements de Saint Georges-de Didonne pour la grande joie de ses pensionnaires. Écoutant le fil de ces vies toujours plus riches et émouvantes les unes que les autres, elle tisse avec intelligence un lien musical avec eux. Le maître mot est l’émotion qui est alors donnée en partage. Tout l’inspire afin de donner corps à l’écoute de ces tranches d’existence. Ecoute, générosité et émotion sont au cœur de cette magnifique performance.

 

 

Julien Barret, journaliste et auteur spécialisé dans les questions linguistiques, recentre le festival sur sa thématique « musique et bricolage » en animant un atelier d’art oratoire à des participants bénévoles. Cet atelier qui se veut ludique et créatif propose une déclinaison d’histoires sous des modes différents (slam, poème, chanson…) en respectant des petites contraintes. Julien Barret coordonne ce travail avec efficacité et humour qui sera présenté au public. Cette très belle formule inspirante allie esprit de groupe, apprentissage, détente et bien sûr humour pour ces conteurs en herbe.

 

 

Enfin, ce festival qui se veut éclectique nous a présenté une étrange machine. Magique pour certains ou poétique pour d’autres, cette machine ou Skryf est la création Gijs Van Bon. 

 

 

 

Disposant d’une mémoire, cette machine restitue des phrases préalablement enregistrées sur le sol à l’aide de sable qu’elle manipule. Cet étonnant mécanisme nous démontre la fragilité de l’instant, la volatilité du moment… Une belle philosophie de la vie délivrée par ce créateur original.

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