Denis Lecat, directeur du festival « humour et eau salée » qui se déroule à St-George-de-Didonne du 1er au 7 août, nous présente cette 35e édition. Retour sur un festival pas comme les autres…

Que recouvre ce festival ?

C’est un festival d’humour pluridisciplinaire tous azimuts dedans dehors. Quand je suis arrivé en 2016, l’idée était de faire basculer ce festival vers un festival plus généraliste toujours empreint d’humour moins un catalogue d’humoristes. Ce festival compte des humoristes mais également des danseurs, des marionnettistes. C’est un festival lié davantage à un humour intelligent. Des spectacles où l’humour a une valeur. C’est un festival qui a une alternance entre les spectacles et la nonchalance du promeneur qui flâne (d’où le clin d’œil à l’eau salée).

Qu’entendez-vous par « l’humour a une valeur » ?

Je ne considère pas l’humour comme une forme de discipline. Le théâtre, la danse, les marionnettes sont des disciplines. L’humour est un peu trop galvaudé. C’est un peu comme si on disait que l’amour était une discipline. Pour moi l’humour est une valeur ajoutée aux propos des artistes. Le  « stand up » est une forme de théâtre et une forme de discipline car il s’agit de faire rire comme dans la comédie. Parler d’humoristes et parler que de ça serait réducteur. On a cherché à mettre en valeur des spectacles vraiment différents où l’humour revêt différentes formes.

Comment sélectionnez-vous vos spectacles ?

Chaque année, nous mettons en place une double thématique. Cette année, ce sera musique et bricolage. Pas forcément ensemble. Cette double thématique amène à faire une sélection du nombre de spectacles qui appartiennent à l’un de ces 2 thèmes ou aux 2. Nous sélectionnons par dossier, par réseau mais également en fonction de créations.

Vous sillonnez la France pour découvrir les spectacles en rapport avec votre future thématique ?

Oui. Si toutefois on ne connait pas ces artistes, on fait confiance aux producteurs que l’on connait et avec qui nous travaillons depuis un moment.

Combien y a-t-il de salariés et de bénévoles ?
Ce festival compte une dizaine de salariés et 50 à 60 bénévoles.

Comment vous financez-vous ?

Nous percevons des subventions publiques du Département, de la Région et de la Commune. Et une partie de la recette provient des spectacles du soir et des buvettes. Mais la majeure partie des spectacles sont gratuits.

L’obtention de subventions a-t-elle été compliqué cette année ?

Nous les avons perçus cette année. Mais la région a diminué de 5.000 € notre subvention sans explication. Mais nous sommes heureux de pouvoir compter sur une enveloppe de 20.000 € émanant de la Région. Le Festival d’humour et eau salée est l’un des rares festivals à se maintenir cet été. A ce niveau, les subventions n’ont pas été remises en cause. C’est important car ce festival agit comme un pôle d’attraction et un pôle d’animation pour les habitants de la région ainsi que pour les résidents secondaires.

Le public est-il essentiellement régional et combien de spectateurs se déplacent pour ce festival ?
Oui bien sûr. On touche environ 8.000 spectateurs. Après il est difficile de comptabiliser précisément car il y a aussi des résidences secondaires et des personnes se déplaçant de l’arrière-pays.

Comment va se dérouler le festival au vu des contraintes sanitaires ?

On a décidé de maintenir ce festival coûte que coûte. Nous avons eu une réunion et nous ne pourrons pas utiliser la salle de spectacle qui est alimentée par une climatisation qui n’amène pas d’air de l’extérieur. Donc interdit. On va reporter tous les spectacles sur le stade de St Georges. On v a y monter des gradins, des chaises, une grande scène. La majeure partie des spectacles va se dérouler à cet endroit. Il y aura quelques spectacles disséminés à droite et à gauche pour lesquels on va gérer attentivement les jauges. On va créer des gradins limités à 450 places pour limiter l’afflux. On va faire attention à ne pas créer d’attroupements et faire respecter les mesures sanitaires, les gestes barrière. Sinon nous aurons quelques surcoûts dus à l’achat de gels hydroalcooliques.

Quel accueil pensez-vous recevoir cette année ? Le public sera-t-t-il au rendez-vous (car avide de spectacles après ce confinement) ou quelque peu réticent ?

Je pense au public pas à sa place. Il peut très bien y avoir une affluence massive comme il peut y avoir peu de monde selon les spectacles. C’est très variable.

Ce festival initialement prévu sera-t-il différent dans son esprit après cette période de confinement ?

Ce festival sera différent car il y aura quelques spectacles annulés. L’idée est de s’amuser avec le public qui sera davantage disséminé.  On espère que ce n’est pas 2 masques et des petits mètres qui nous séparent qui nous empêcheront de faire corps social.

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