Dernière découverte du Festival Trais-d’union et non des moindres “The Moon” par la compagnie l’éléphant. Cette création atypique assimilable à du théâtre de geste et proche de l’univers circassien a remporté haut la main le prix de la presse. Porté par cinq brillants acteurs au plateau « The Moon » est une invitation à la rêverie, un doux poème qui nous a, le temps d’une soirée, transporté dans un monde fantasque et merveilleux.

« ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait » Mark Twain

« The Moon » était donc programmé dans le cadre du Festival Traits-d’union dédié à la jeune création et ce spectacle a fait pour nous, journalistes, l’unanimité. Par le travail d’écriture de cette forme pourtant sans texte, par son interprétation au cordeau, et surtout pour son atmosphère onirique, cette fable dotée d’un humour tendre nous a tout simplement enchanté. On y rencontre des pierrots en pantalons à bretelles, des clowns tendres et naïfs qui unissent leurs efforts pour conquérir la lune, rien que ça ! Antoine Barberet questionne ainsi notre rapport à l’impossible, la capacité de l’humain à lutter pour atteindre toute sorte d’objectifs mais aussi et surtout notre soif inextinguible d’espoir. L’espoir comme moteur, comme leitmotiv, comme source de force que l’on se soupçonnait pas. Dans cette forme courte c’est le mouvement du corps qui crée la narration, un théâtre certes sans paroles mais avec onomatopées et autres grommelos, un jeu de situations absurdes ou fantasques qui fonctionne à plein régime. Le tout est en effet réglé comme un métronome, chaque respiration, chaque mouvement est chorégraphié pour un résultat des plus remarquables. La scénographie est une belle réussite également, faite de petits riens elle parvient à installer par magie un univers merveilleux et enchanteur. La narration, elle se fait poétique, et entraîne le groupe dans une  quête initiatique bienveillante, une série d’aventures rocambolesques et drolatiques. La compagnie l’éléphant s’adresse à tous avec cette création originale, à tous les âges, car elle touche directement à notre coeur d’enfant, à notre aspiration à réaliser les rêves les plus fous. Le but ultime ici, attraper la lune, si ronde, si pleine, si tentante dans sa lumière blanchâtre… existe-t-il finalement plus belle utopie que celle là ?

Audrey Jean  

« The Moon »
mise en scène Antoine BARBERET

Avec Aurore BOURGOIS-DEMACHY Chloé RANNOU Clément GOBLET Virginie RUTH-JOSEPH Jack UZAN

Collaboration artistique Clémentine LAMOTHE

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